C'est un des points les plus délicats et j'ai encore pu le constater la semaine dernière, c'est très dur.
J'ai commencé des études intellectuelles qui demandaient beaucoup de travail visible.
Aujourd'hui comme danseuse je n'ai plus d'heures à passer dans la bibliothèque. Ma vie actueelle et ma facon de travailler d'une manière générale font que je ne passe pas non plus des heures en studio à m'entraîner et à supplicier mon corps comme les danseurs classiques.
Alors j'ai l'impression de ne rien faire. J'oscille entre considérer que j'ai ce luxe d'avoir le temps, si indispensable au bien-être et à la création, et entre l'impression d'être une oisive, un parasite. Je ne fais rien qui suscite la reconnaissance, la reconnaissance du travail fait.
Tout ce qu'on voit c'est que je ne "travaille" pas.
Je comprend les regrets de ma famille qq part. Pas de thèse, pas de prestige.
Pour moi peu importe, il y a autre chose. Et pourtant, face à ce que j'aurais pu être, le doute l'emporte.
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