J'ai renoncé à écrire des articles qui ont un sens. Je n'en suis pas capable, à supposer que ce que je pense ait un sens tout court.
J'ai plutôt l'impression d'avoir un prisme dans la tête, plutôt qu'un livre ou une ligne. J'écrirai donc comme je pense et le lecteur de ces lignes les remettra dans l'ordre et ajoutera les liens là où je n'ai pas été capable de les faire moi-même.
Un peu plus d'un mois que je suis en voyage, 5 semaines en France, one more to go. Mais en fait, la premiére partie de mon voyage s'achève ce soir.
En grande partie ca a été un voyage danss le passé, c'est bien comme ca d'ailleurs. avant d'aller affronter l'inconnu et l'exotisme, je retrouvé, revisité ou redécouvert des choses du passé.
Des gens d'abord, que je n'avais pas vu depuis longtemps parfois et qui m'ont prouvé que la vraie amitié est au-delà du temps. Des lieux. Des lieux où rien n'a changé. C'est effrayant et fascinant à la fois. On est happé par le passé. Dans ces lieux (ancien lycée, ancienne maison, anciennes rues etc), ce n'est pas moi aujourd'hui qui marche mais tout de suite le moi du passé, celui d'il y a 17 ans.
C'est un moi que je n'aime pas trop honnêtement. C'est un moi faible, chahuté par les autres, moqué, mis à l'écart. Des années bizarres: d'un côté je voulais avoir des amis, de l'autre je n'aimais pas ces gens qui étaient avec moi, préférant une solitude qui n'était pas complètement choisie. Désert social. Mais socialité virtuelle puisque c'est l'époque où je correspondais avec énormément de gens, en France et á l'étranger.
J'avais dû bien choisir mes fréquentations finalement puisque mes deux seules amies, je les ai revues ce janvier 2011 et l'excitation de se redécouvrir était moins forte que les liens qui nous avaient unies il y a 17 ans. On ne change pas.
Donc voilà. Comme toujours, je mets mes racines dans les gens plutôt que dans les lieux.
Longs séjours chez mes grands-parents également et donc à Tours, ville de mes études mais aussi ville d'enfance. Les racines de la famille.
Ca m'a secouée de revoir ces gens, ces lieux mais c'est certainement une bonne chose de les avoir revus avant de partir dans l'étranger.
Je me sens forte. Mon corps est fort: je n'ai pas de douleurs (C'est un signe qui ne trompe pas). Mon esprit est fort: j'ai confiance. J'ai grandi et j'ai laissé la petite intello que j'ai été pour les autres dans les murs du lycée.
Un signe pour moi, ca a été de remonter à cheval. Ca faisait 10 ans. Il y a 10 ans, et avant, je montais réguliérement a cheval dans un club. Les chevaux, ma grande passion comme pou toutes les petites filles. Mais j'avais peur ! ca a toujours été mon problème. Comme dans ma vie, j'avais l'impression de ne rien contrôler sur le dos du cheval et cela me terrifiait.
10 ans plus tard, la première frayeur passée, c'est moi qui contrôle. Oh pas tout encore mais presque. Et ca va s'améliorer. Je n'ai plus vraiment peur, mais je cherche mes marques. C'est normal d'ailleurs. C'est comme dans ma vie.
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