J'ai des choses à dire. Sur Camille et sur les animaux.
Mais ce soir c'est le départ, la nuit sera courte...
samedi 12 février 2011
mercredi 9 février 2011
Age
Aujourd'hui une de mes anciennes élèves a 27 ans et son facebook est plein de "oh mon Dieu, déjà ! Le temps passe si vite etc..."
Je dois dire que je ne comprends pas bien ces gens qui refusent leur âge ou qui ne veulent pas en parler.
Vieillir est surtout une chance. La seule alternative est de mourir jeune. Et qui préfère mourir à 10 ans ??
Quand je suis allée en Inde la première fois, la femme qui m'a reçue ne connaissait pas son âge. Ca ne lui sert à rien de savoir quel âge elle a ! Et peu importe ! Mis à part pour l'administration, quelle différence cela fait-il d'avoir 28 ou 29 ans ?
Alain Souchon chantait "j'ai 10 ans, ça fait 15 ans que j'ai 10 ans"...
Moi je crois que j'ai 5 ans, 15 ans, 50 ans et 500 ans à la fois... Je ne veux pas n'avoir QUE l'une des quatre options...
Je dois dire que je ne comprends pas bien ces gens qui refusent leur âge ou qui ne veulent pas en parler.
Vieillir est surtout une chance. La seule alternative est de mourir jeune. Et qui préfère mourir à 10 ans ??
Quand je suis allée en Inde la première fois, la femme qui m'a reçue ne connaissait pas son âge. Ca ne lui sert à rien de savoir quel âge elle a ! Et peu importe ! Mis à part pour l'administration, quelle différence cela fait-il d'avoir 28 ou 29 ans ?
Alain Souchon chantait "j'ai 10 ans, ça fait 15 ans que j'ai 10 ans"...
Moi je crois que j'ai 5 ans, 15 ans, 50 ans et 500 ans à la fois... Je ne veux pas n'avoir QUE l'une des quatre options...
dimanche 6 février 2011
samedi 5 février 2011
J'aime les autres
D'abord une musique qui me touche et me rend infiniment triste, mais une tristesse cathartique
http://www.youtube.com/watch?v=vApOCKU0oNw
Je ne sais pas pourquoi.
Maintenant le sujet, qui n'a rien à voir. Ou peut-être que si. Je renonce à chercher s'il y a un lien.
J'aime bien les autres gens. Les autres humains. J'aime les observer, les écouter quoi qu'ils disent. Cela ne veut pas dire que j'apprécie tout à titre personnel ou que je suis d'accord. Mais j'aime les écouter. Dans leurs timidités, leurs sentiments, leurs fatuités, leurs convictions.
Chaque fois je découvre une partie de moi. Enfin je pense.
Je pense que c'est pour ca que je n'arrive pas à mépriser les gens comme d'autres. Ca serait une partie de soi que l'on méprise et je n'ai pas de mépris pour moi. Seulement du respect et surtout de la curiosité.
Plus j'aime les autres, plus je me sens complète et plus j'ai besoin d'être seule. J'absorbe et après il faut un temps de repli.
J'aime en fait la ville et la turbulence mais depuis que je ne vis plus que comme ca, je ressens le besoin du silence, de la campagne et du sommeil.
Je me demande parfois si les autres m'observent comme je les observe. S'ils trouve qqch d'eux, qqch d'intéressant en moi comme moi en eux. J'espère.
http://www.youtube.com/watch?v=vApOCKU0oNw
Je ne sais pas pourquoi.
Maintenant le sujet, qui n'a rien à voir. Ou peut-être que si. Je renonce à chercher s'il y a un lien.
J'aime bien les autres gens. Les autres humains. J'aime les observer, les écouter quoi qu'ils disent. Cela ne veut pas dire que j'apprécie tout à titre personnel ou que je suis d'accord. Mais j'aime les écouter. Dans leurs timidités, leurs sentiments, leurs fatuités, leurs convictions.
Chaque fois je découvre une partie de moi. Enfin je pense.
Je pense que c'est pour ca que je n'arrive pas à mépriser les gens comme d'autres. Ca serait une partie de soi que l'on méprise et je n'ai pas de mépris pour moi. Seulement du respect et surtout de la curiosité.
Plus j'aime les autres, plus je me sens complète et plus j'ai besoin d'être seule. J'absorbe et après il faut un temps de repli.
J'aime en fait la ville et la turbulence mais depuis que je ne vis plus que comme ca, je ressens le besoin du silence, de la campagne et du sommeil.
Je me demande parfois si les autres m'observent comme je les observe. S'ils trouve qqch d'eux, qqch d'intéressant en moi comme moi en eux. J'espère.
vendredi 4 février 2011
Retour vers le futur
J'ai renoncé à écrire des articles qui ont un sens. Je n'en suis pas capable, à supposer que ce que je pense ait un sens tout court.
J'ai plutôt l'impression d'avoir un prisme dans la tête, plutôt qu'un livre ou une ligne. J'écrirai donc comme je pense et le lecteur de ces lignes les remettra dans l'ordre et ajoutera les liens là où je n'ai pas été capable de les faire moi-même.
Un peu plus d'un mois que je suis en voyage, 5 semaines en France, one more to go. Mais en fait, la premiére partie de mon voyage s'achève ce soir.
En grande partie ca a été un voyage danss le passé, c'est bien comme ca d'ailleurs. avant d'aller affronter l'inconnu et l'exotisme, je retrouvé, revisité ou redécouvert des choses du passé.
Des gens d'abord, que je n'avais pas vu depuis longtemps parfois et qui m'ont prouvé que la vraie amitié est au-delà du temps. Des lieux. Des lieux où rien n'a changé. C'est effrayant et fascinant à la fois. On est happé par le passé. Dans ces lieux (ancien lycée, ancienne maison, anciennes rues etc), ce n'est pas moi aujourd'hui qui marche mais tout de suite le moi du passé, celui d'il y a 17 ans.
C'est un moi que je n'aime pas trop honnêtement. C'est un moi faible, chahuté par les autres, moqué, mis à l'écart. Des années bizarres: d'un côté je voulais avoir des amis, de l'autre je n'aimais pas ces gens qui étaient avec moi, préférant une solitude qui n'était pas complètement choisie. Désert social. Mais socialité virtuelle puisque c'est l'époque où je correspondais avec énormément de gens, en France et á l'étranger.
J'avais dû bien choisir mes fréquentations finalement puisque mes deux seules amies, je les ai revues ce janvier 2011 et l'excitation de se redécouvrir était moins forte que les liens qui nous avaient unies il y a 17 ans. On ne change pas.
Donc voilà. Comme toujours, je mets mes racines dans les gens plutôt que dans les lieux.
Longs séjours chez mes grands-parents également et donc à Tours, ville de mes études mais aussi ville d'enfance. Les racines de la famille.
Ca m'a secouée de revoir ces gens, ces lieux mais c'est certainement une bonne chose de les avoir revus avant de partir dans l'étranger.
Je me sens forte. Mon corps est fort: je n'ai pas de douleurs (C'est un signe qui ne trompe pas). Mon esprit est fort: j'ai confiance. J'ai grandi et j'ai laissé la petite intello que j'ai été pour les autres dans les murs du lycée.
Un signe pour moi, ca a été de remonter à cheval. Ca faisait 10 ans. Il y a 10 ans, et avant, je montais réguliérement a cheval dans un club. Les chevaux, ma grande passion comme pou toutes les petites filles. Mais j'avais peur ! ca a toujours été mon problème. Comme dans ma vie, j'avais l'impression de ne rien contrôler sur le dos du cheval et cela me terrifiait.
10 ans plus tard, la première frayeur passée, c'est moi qui contrôle. Oh pas tout encore mais presque. Et ca va s'améliorer. Je n'ai plus vraiment peur, mais je cherche mes marques. C'est normal d'ailleurs. C'est comme dans ma vie.
J'ai plutôt l'impression d'avoir un prisme dans la tête, plutôt qu'un livre ou une ligne. J'écrirai donc comme je pense et le lecteur de ces lignes les remettra dans l'ordre et ajoutera les liens là où je n'ai pas été capable de les faire moi-même.
Un peu plus d'un mois que je suis en voyage, 5 semaines en France, one more to go. Mais en fait, la premiére partie de mon voyage s'achève ce soir.
En grande partie ca a été un voyage danss le passé, c'est bien comme ca d'ailleurs. avant d'aller affronter l'inconnu et l'exotisme, je retrouvé, revisité ou redécouvert des choses du passé.
Des gens d'abord, que je n'avais pas vu depuis longtemps parfois et qui m'ont prouvé que la vraie amitié est au-delà du temps. Des lieux. Des lieux où rien n'a changé. C'est effrayant et fascinant à la fois. On est happé par le passé. Dans ces lieux (ancien lycée, ancienne maison, anciennes rues etc), ce n'est pas moi aujourd'hui qui marche mais tout de suite le moi du passé, celui d'il y a 17 ans.
C'est un moi que je n'aime pas trop honnêtement. C'est un moi faible, chahuté par les autres, moqué, mis à l'écart. Des années bizarres: d'un côté je voulais avoir des amis, de l'autre je n'aimais pas ces gens qui étaient avec moi, préférant une solitude qui n'était pas complètement choisie. Désert social. Mais socialité virtuelle puisque c'est l'époque où je correspondais avec énormément de gens, en France et á l'étranger.
J'avais dû bien choisir mes fréquentations finalement puisque mes deux seules amies, je les ai revues ce janvier 2011 et l'excitation de se redécouvrir était moins forte que les liens qui nous avaient unies il y a 17 ans. On ne change pas.
Donc voilà. Comme toujours, je mets mes racines dans les gens plutôt que dans les lieux.
Longs séjours chez mes grands-parents également et donc à Tours, ville de mes études mais aussi ville d'enfance. Les racines de la famille.
Ca m'a secouée de revoir ces gens, ces lieux mais c'est certainement une bonne chose de les avoir revus avant de partir dans l'étranger.
Je me sens forte. Mon corps est fort: je n'ai pas de douleurs (C'est un signe qui ne trompe pas). Mon esprit est fort: j'ai confiance. J'ai grandi et j'ai laissé la petite intello que j'ai été pour les autres dans les murs du lycée.
Un signe pour moi, ca a été de remonter à cheval. Ca faisait 10 ans. Il y a 10 ans, et avant, je montais réguliérement a cheval dans un club. Les chevaux, ma grande passion comme pou toutes les petites filles. Mais j'avais peur ! ca a toujours été mon problème. Comme dans ma vie, j'avais l'impression de ne rien contrôler sur le dos du cheval et cela me terrifiait.
10 ans plus tard, la première frayeur passée, c'est moi qui contrôle. Oh pas tout encore mais presque. Et ca va s'améliorer. Je n'ai plus vraiment peur, mais je cherche mes marques. C'est normal d'ailleurs. C'est comme dans ma vie.
mercredi 2 février 2011
Constatation
En chaque jour
Pour accueillir l’aube nouvelle
Mais dès qu’au songe je m’attèle
Je n’ai que toi
Je n’ai que moi
Pour encaisser
De toute la vie les escarres
Mais dès qu’en rêve je m’égare
Je n’ai que toi
Je n’ai que moi
Lorsque j’épie
De l’avenir l’heure qui chante
Mais dans mes prières ardentes
Je n’ai que toi
Je n’ai que toi
Pour m’éblouir
Et pour embellir les images
Mais dès que j’ai tourné les pages
Je n’ai que moi
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
Confortable as I am...
And if I wanted silence,
I would whisper
And if I wanted loneliness
I'd choose to go
Maria Mena, Just Hold Me
http://www.youtube.com/watch?v=-fJK8CRLOuY
I would whisper
And if I wanted loneliness
I'd choose to go
Maria Mena, Just Hold Me
http://www.youtube.com/watch?v=-fJK8CRLOuY
mardi 1 février 2011
Self-consciousness
Self-conscious:
Etrange comme le n°1 est libérateur, constructeur et le n°2 son contraire................................................. le sentiment d'être emprisonné en soi-même. Les mots ne sortent plus et le sentiment de liberté disparait en une prostration intérieure qui empêche de parler, de communiquer, d'agir. Un sentiment d'infériorité aussi. Surtout ne pas déranger, ne pas interférer, attendre que l'on veuille bien vous parler pour répondre. Il y a pourtant tant de choses que l'on voudrait dire et que l'on ravale. Sentiment d'impuissance. Mise à l'écart. D'où vient la barrière ?
Angoisse irraisonnée de déranger et d'être rejetée. Plutôt être tolérée que rejetée, à défaut d'être aimée.
.....................................................
1. Aware of oneself as an individual or of one's own being, actions, or thoughts.
2. Socially ill at easeEtrange comme le n°1 est libérateur, constructeur et le n°2 son contraire................................................. le sentiment d'être emprisonné en soi-même. Les mots ne sortent plus et le sentiment de liberté disparait en une prostration intérieure qui empêche de parler, de communiquer, d'agir. Un sentiment d'infériorité aussi. Surtout ne pas déranger, ne pas interférer, attendre que l'on veuille bien vous parler pour répondre. Il y a pourtant tant de choses que l'on voudrait dire et que l'on ravale. Sentiment d'impuissance. Mise à l'écart. D'où vient la barrière ?
Angoisse irraisonnée de déranger et d'être rejetée. Plutôt être tolérée que rejetée, à défaut d'être aimée.
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