... je ne trouve pas de titre pour cette entrée.
C'était justement de cela dont je voulais parler.
Je me demande si je suis stupide, ou si mon cerveau a besoin du triple de temps pour se mettre en place.
J'admire les gens qui savent écrire et parler. Si vous avez lu ce blog auparavant alors vous avez remarqué la pauvreté des textes que j'ai écrits moi-même, et vous avez sûrement remarqué qu'il me faut la plupart du temps laisser parler d'autres à ma place. Le nombre de citations que j'ai pu poster en témoigne.
Moi je ne sais pas écrire. Mon vocabulaire est pauvre, imprécis et peine à refleter ce que je pense.
Enfin penser, parfois c'est un bien grand mot. J'ai l'impression de vivre dans une mer d'informations, intellectuelles, sensuelles. Je les reçois toute en même temps et me sens absolument incapable de les trier. Oui j'ai tout vu, tout entendu, tout ressenti, je ne suis passée à côté de rien, mais impossible de le retranscrire en mots. Impossible de créer des liens entre les informations pour les retranscrire de manière intelligible pour d'autres.
Je lis beaucoup. Sûrement moins que d'autres. Mais beaucoup malgré tout.
Je lis des traités de philosophie. Je lis lentement et je relis souvent. Pour être sûre de bien comprendre, pour me reformuler les phrases pour moi même.
J'admire ces hommes qui ont su trouver des mots pour exprimer leurs idées. Des mots précis et réfléchis.
Je regarde des débats ou des expressions d'opinions sur internet. J'admire la culture de ces gens qui semblent tout savoir de l'histoire, de la culture, qui voient les failles dans les discours des autres. Moi j'ai besoin qu'on me les montre. Je ne perçois pas tous ces rouages rhétoriques. Je ne reconnais pas spontanément la façon dont les événements, les idées s'enchaînent.
J'admire les gens, les humoristes, qui ont des fulgurances. Une référence leur en amène une autre. Un mot leur en rappelle un autre. En un éclair.
J'admire cette intelligence que je n'ai pas. J'aurai aimé l'avoir. J'ai parfois honte. Je me sens comme un spectateur très loin à l'extérieur.
Je crois que je sortirai jamais cette grande mer, de ce grand chaos où tout est mélangé, où tout est présent mais où rien ne se détache.
vendredi 15 octobre 2010
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