mardi 18 mai 2010

I'm free

Free like the river
Flowin' freely through infinity
Free to be sure of
What I am and who I need not be
Free from all worries
Worries prey on oneself's troubled mind
Freer than the clock's hands
Tickin' way the times
Freer than the meaning of free that man defines
Life running through me
Till I feel my father God has called

Me having nothin'
But possessing riches more than all
And I'm free
To be nowhere
But in every place I need to be
Freer than a sunbeam
Shinning through my soul
Free from feelin' heat or knowing bitter cold
Free from conceiving the beginning
For that's the infinite start

I'm gone - gone but still living
Life goes on without a beating heart

Free like a vision
That the mind of only you can see

Freer than a raindrop
Falling from the sky
Freer than a smile in a baby's sleepin' eyes

I'm free like a river
Flowin' freely to infinity
I'm free to be sure of what
I am and who I need not be
I'm much freer - like the meaning of the word free that
crazy man defines
Free - free like the vision that
The mind of only you are ever gonna see
Free like the river my life
Goes on and on through infinity


Question

Et si le propre de l'oeuvre d'art n'était pas d'avoir quelque chose à dire (comme on le croit généralement), mais quelque chose à nous faire dire ?

samedi 15 mai 2010

Sagi Musume - La jeune fille- héron

Classique du théâtre kabuki, ce morceau heureusement disponible dans une version commentée m'a enfin ouvert les portes de la danse japonaise il y a deux ans. La fin en particulier m'avait particulièrement impressionnée.

Dansé ici par l'admirable Tamasaburo Bando.






mardi 11 mai 2010

We have come to be danced

We have come to be danced
Not the pretty dance
Not the pretty pretty, pick me, pick me dance
But the claw our way back into the belly
Of the sacred, sensual animal dance
The unhinged, unplugged, cat is out of its box dance
The holding the precious moment in the palms
Of our hands and feet dance.

We have come to be danced
Not the jiffy booby, shake your booty for him dance
But the wring the sadness from our skin dance
The blow the chip off our shoulder dance.
The slap the apology from our posture dance.

We have come to be danced
Not the monkey see, monkey do dance
One two dance like you
One two three, dance like me dance
But the grave robber, tomb stalker
Tearing scabs and scars open dance
The rub the rhythm raw against our soul dance.

We have come to be danced
Not the nice, invisible, self-conscious shuffle
But the matted hair flying, voodoo mama
Shaman shaking ancient bones dance
The strip us from our casings, return our wings
Sharpen our claws and tongues dance
The shed dead cells and slip into
The luminous skin of love dance.

We have come to be danced
Not the hold our breath and wallow in the shallow end of the floor dance
But the meeting of the trinity: the body, breath and beat dance
The shout hallelujah from the top of our thighs dance
The mother may I?
Yes you may take ten giant leaps dance
The olly olly oxen free free free dance
The everyone can come to our heaven dance.
We have come to be danced Where the kingdoms collide In the cathedral of flesh
To burn back into the light To unravel, to play, to fly, to pray
To root in skin sanctuary
We have come to be danced! We have come.

Jewel Mathieson This Dance: A Poultice of Poems

mercredi 5 mai 2010

Les endroits vides (1)

Les endroits vides dans les hautes herbes, voilà
ce que j'ai toujours voulu, être un endroit
vide pour quelqu'un, pour rester.

Rutger Kopland Souvenirs de l'inconnu

dimanche 2 mai 2010

Aussi libre que moi



Tu peux venir te poser sur moi,
Je ne veux rien t'imposer
Reste aussi longtemps que tu voudras,
Si le voyage à mes côtés,
Peut simplement te garder

Aussi libre que moi
Aussi libre que moi
Aussi libre qu'on soit
Si tu es comme je crois,
Aussi libre que moi

N'ai pas à craindre de me bouleverser,
Ce qui pourrait arriver
Je te laisserai sur ma peau
Te tatouer,
A mon anneau t'accrocher,
Et sans barreau te garder


Ne résiste pas à cette envie,
Viens contre tout, contre moi
T'engager comme avec toi je le suis,
Sans garde-fou et rester,
J'ai fais le voeux de te garder

Aussi libre que moi
Si tu es comme je crois,
Aussi libre que moi


Aussi libre que moi
Aussi libre que moi

samedi 1 mai 2010

Pourquoi tu danses ?

Ca tombe bien. Je voulais écrire un article sur le sujet et par coincidence, quelqu'un dans un forum de danse orientale allemand a commencé un fil sur le même sujet, assorti d'un sondage, donc de propositions qui vont m'aider à structurer ma pensée.

La question est donc: Pourquoi tu danses? Qu'est-ce qui t'intéresse dans la danse orientale
(question faussée d'ailleurs car on se fiche bien de la forme. la danse c'est la danse... je pense d'ailleurs que la danseuse qui a posé la question le sait, mais il faut s'adapter à son public parfois...)

Allons-y:

-Je veux danser avec d'autres, faire partie d'un groupe
Clairement non. Ca n'a jamais été ni mon but ni ma motivation. Je préfère être seule.

-Rencontrer de nouvelles personnes
Non plus. C'est quelques chose que j'aime dans l'enseignement en revanche mais c'est un autre domaine.

-pour perdre du poids / me muscler
Ce n'est pas pour ca que je danse même si le résultat est là. Surtout depuis que je suis les cours de danse classique, moderne ansi que ceux de musculation, mon corps a indéniablement changé. Mais c'est l'entraînement qui fait ca. Pas la danse en elle-même.

-pour être célèbre / être la meilleure
Soyons honnêtes. Nous aimons tous être le ou la meilleur(e). C'est flatteur. Personne ne cracheait non plus sur la célébrité, quoiqu'ils en disent, puisqu'elle apporte avec elle une reconnaissance (bien superficielle parfois je le concède) dont beaucoup ont besoin.
En ce qui me concerne, je ne danse pas pour être la meilleure mais ca fait toujours plaisir de l'être...

-pour gagner de l'argent
Là non plus, même si je n'ai pas commencé la danse pour gagner des millions, maintenant que c'est devenu mon métier il faut se rendre à l'évidence. Alors, non, ce n'est pas ce qui me pousse à danser mais malgré tout, c'est ma seule source de revenus...

-pour exprimer mes sentiments / communiquer sans mots / faire passer un message
Voilà déjà une proposition qui se rapproche déjà plus. A peine sortie de mes premiers cours de danse orientale, il y a 7 ans de cela, c'était mon but et la raison de ma danse: faire passer des messages, exprimer mes sentiments. J'ai l'impression que c'était la deuxième phase, celle qui venait pour moi après la découverte technique de la danse.
Aujourd'hui, je pense que je suis en train de quitter cette phase. J'y ai encore un pied, mais l'autre est ailleurs. Car je ne veux plus exprimer MES sentiments ou MES idées, mais celles des autres. Par là, je veux dire, celles des personnes assises en face de moi au moment où je danse. Cette pensée, ce changement, je la dois à un professeur en particulier qui, sans que je m'en apercoive de prime abord, m'a inculqué une nouvelle facon de voir la danse.
Je souhaiterai revenir là-dessus dans un billet séparé.

-je le fais pour moi simplement
Oui et non. Si on ne le fait pas pour soi d'abord ce n'est pas la peine. Mais je le fais aussi et ensuite pour d'autres.

-je veux me développer personnellement
Non je ne veux pas. Cela arrive.

-faire des spectacles / montrer ce que j'ai appris / me confronter au public
Ma première motivation certainement ! Depuis je cours moins après la scène, ou d'une manière différente en tout cas. Il ne s'agit plus de "montrer", d'être "la meilleure" mais de partager quelque chose.

-parce que j'aime la culture orientale
Non. J'ai découvert la culture orientale par la danse orientale. Comme maintenant de toute façon j'ai quasiment arrêté la danse orientale sur scène, je ne m'intéresse pas plus à la culture orientale qu'à d'autres.

-Pour créer de beaux mouvements et des belles poses
Non plus. L'esthétisme "extérieur" ne présente aucun intêret s'il ne reflète pas une disposition intérieure.

-pour le challenge / la compétition
Non, bien que ce soit toujours quelque chose de motivant. Non pas pour se mesurer aux autres, mais à soi-même.


Au final, il manque ici ma propre réponse. Celle que je ne donne pas souvent (lui préférant un vague "pour exprimer mes sentiments") par pudeur peut-être mais aussi par crainte d'une mauvaise interprétation qu'il me faudrait corriger et discuter (et je n'en ai pas envie).

Je danse parce que je dois danser.

Non pas le devoir de l'utilitaire ou celui de la résignation, Mais celui du poète allemand Rainer Maria Rilke: "Explorez le fond qui vous enjoint d'écrire [de danser] ; vérifiez s'il étend ses racines jusqu'à l'endroit le plus profond de votre coeur, répondez franchement à la question de savoir si dans le cas où il vous serait refusé [de danser] il vous faudrait mourir".

Oui.