mercredi 28 avril 2010

Mon appartement -28.04.2010

C'est un lieu commun que de dire qu'un appartement ressemble à celui qui l'habite. Alors plutôt que d'essayer de dire comment je vais (tâche qui serait bien fastidieuse), je préfère décrire l'état de mon appartement.

28.04.2010, veille du spectacle annuel

Suis rentrée il y a à peine une semaine de voyage à l'étranger. La valise encore posée au mileu du salon semble avoir explosé. Je continue à y prendre des vêtements propres que j'ai ramenés. Je n'ai encore rien rangé. Il me faut enjamber la grosse valise chaque fois que je traverse mon petit salon pour m'asseoir comme maintenant devant l'ordinateur. Devant moi des tas de papiers qu'on ne peut plus dire empilés: calendrier, factures d'impression des flyers du spectacle, CDs, bijoux retirés à la va-vite un soir, verres et tasses vides, aspirine et calculette. Répartis dans tout le salon, sur la canapé, sur les chaises, sur toutes les surfaces disponibles: des costumes, jupes de toutes les couleurs, mon manteau, des soutien-gorges côtoient des piles de livres hétéroclites que j'ai ramenés de France (Alice au Pays des Merveilles, Vers la féminisation, Mainstream et bien d'autres). Le tout saupoudré de plumes noires duveteuses, soeurs de celles cousues hier sur un costume. Par terre, encore des CDs, encore des livres, encore des bijoux retirés rapidement et laissés pour compte sur des tapis que je n'ai pas aspirés depuis mon départ pour l'étranger il y a presque un moi.

Cuisine: un écosystème va se développer dans l'évier, il ne manque que les verres ui sont restés dans le salon pour que la vaisselle soit complète. Mon alimentation se limite pour le moment au pain, d'où les miettes qui jonchent chaque coin de la table, et aux pâtes. Sur les chaises: des costumes, des sacs, comme dans la

Chambre: en plus des costumes, les vêtements retirés hâtivement le soir traînent par terre et semblent aussi épuisés que celle qui les a porté. La couette du lit n'est même plus rabattue à sa place et dans des caisses, j'avais avant mon départ placé des vêtements dont je ne sais plus s'ils sont sales (à laver) ou propres (à repasser). Avec la couche de poussière qui a recouvert l'ensemble des éléments, la décision sera vite prise de toute façon, au moment où il faudra la prendre.

Il n'y a que ma salle de bains qui échappe au chaos ambiant apparemment, si on exclut le sol pas lavé et la poubelle non vidée.

Demain dernier jour de chaos, vendredi matin ce sera le grand ménage de printemps...

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